Quelle est la faune sauvage à connaître pour l'examen

En bref

Ce n'est pas anodin. Le contexte réglementaire se durcit, les espèces protégées se multiplient, et les erreurs de tir sur des espèces non chassables sont des fautes graves — sur le plan légal comme éthique.

Résumé : Pour réussir l'examen du permis de chasse en France, tout candidat doit maîtriser la reconnaissance d'une cinquantaine d'espèces sauvages — mammifères, oiseaux et gibiers protégés confondus. C'est une épreuve qui distingue les chasseurs responsables, et honnêtement, c'est une des parties les plus passionnantes — et les plus sous-estimées — de la formation.

Ce qui se passe en ce moment

Les sessions d'examen du permis de chasse organisées par les Fédérations Départementales des Chasseurs connaissent une fréquentation record depuis quelques années. En 2023, plus de 40 000 candidats se sont présentés à l'examen du permis de chasser, et ce chiffre est en hausse régulière. Parallèlement, les épreuves concernant la faune sauvage examen chasse sont réputées parmi les plus sélectives du test. Beaucoup de candidats arrivent bien préparés sur la sécurité, mais butent sur l'identification des espèces. C'est un paradoxe qu'on observe chaque année.

Ce n'est pas anodin. Le contexte réglementaire se durcit, les espèces protégées se multiplient, et les erreurs de tir sur des espèces non chassables sont des fautes graves — sur le plan légal comme éthique.

Pourquoi c'est important

Voici la chose essentielle à comprendre : en France, toutes les espèces sauvages ne sont pas chassables. La distinction entre espèces gibier, espèces protégées et espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (ESOD) est fondamentale. Et cette distinction, on vous la demande à l'examen — avec des photos, des silhouettes, parfois des mises en situation.

Pour les connaissances faune chasse, le programme officiel établi par l'Office Français de la Biodiversité (OFB) couvre plusieurs grandes catégories :

  • Les mammifères gibiers (grand et petit gibier)
  • Les oiseaux gibiers sédentaires et migrateurs
  • Les espèces protégées susceptibles d'être confondues avec du gibier
  • Les prédateurs et nuisibles classés ESOD

Comprendre pourquoi telle espèce est protégée, c'est aussi comprendre les enjeux de biodiversité auxquels la chasse est aujourd'hui confrontée. Et franchement, ça change la perspective sur ce qu'on fait en forêt.

Analyse : quels animaux faut-il vraiment maîtriser ?

En pratique, j'ai remarqué que les erreurs les plus fréquentes concernent trois grandes familles. Première : les rapaces. Confondre une buse variable avec un milan royal, c'est facile quand on ne connaît pas les critères de vol. Pourtant, le milan royal est strictement protégé. Deuxième famille problématique : les mustélidés. La martre, le putois, le vison d'Europe — ce dernier étant en danger critique d'extinction — ressemblent à première vue à des espèces chassables comme la fouine.

Troisième point de friction : les anatidés. Il y a une vraie confusion possible entre le canard colvert (chassable) et le fuligule morillon ou la nette rousse selon les périodes et les zones. Un chasseur qui ne fait pas la différence, c'est un risque pour les populations d'oiseaux migrateurs.

Pour les animaux permis chasser, voici les espèces incontournables à connaître sur le bout des doigts :

  • Grand gibier : cerf élaphe, chevreuil, sanglier, daim, mouflon, chamois
  • Petit gibier à poil : lièvre brun, lapin de garenne, renard roux, blaireau, fouine, martre, belette
  • Petit gibier à plumes sédentaire : faisan de Colchide, perdrix grise, perdrix rouge, caille des blés, bécasse des bois
  • Gibier migrateur : canard colvert, sarcelle d'hiver, bécassine des marais, vanneau huppé, pigeon ramier, tourterelle des bois
  • Espèces protégées à ne pas confondre : milan royal, cigogne blanche, grand tétras, loutre d'Europe, lynx boréal, vison d'Europe

Ce n'est pas une liste exhaustive — le programme complet dépasse la cinquantaine d'espèces — mais ce sont celles qui reviennent le plus souvent dans les annales d'examen.

Mon opinion : on sous-estime cette épreuve

Honnêtement, beaucoup de futurs chasseurs passent des semaines sur les règles de sécurité — ce qui est justifié — mais consacrent trop peu de temps à la faune. C'est une erreur stratégique. L'identification des espèces représente une part significative des points à l'examen, et surtout, c'est une compétence qui vous servira toute votre vie de chasseur.

Je me souviens avoir discuté avec un garde-chasse qui me disait : "Un chasseur qui ne reconnaît pas ses espèces, c'est comme un médecin qui ne connaît pas son anatomie." La formule est directe, mais elle est juste. On ne peut pas prétendre pratiquer une chasse éthique et responsable si on n'est pas capable d'identifier ce qu'on voit dans son couloir de tir.

Il y a aussi un enjeu de crédibilité sociale. La chasse est scrutée. Les erreurs d'identification ont des conséquences médiatiques, juridiques, et finalement politiques sur l'avenir du droit de chasser. Ce n'est pas de l'alarmisme — c'est une réalité observable.

Ce qui vient ensuite

Les nouvelles versions du référentiel de formation au permis de chasse intègrent de plus en plus de supports visuels numériques — applications mobiles, quiz interactifs, galeries photos. C'est une très bonne tendance. La Fédération Nationale des Chasseurs développe ses propres outils pédagogiques, et plusieurs fédérations départementales proposent des formations complémentaires sur la faune locale.

Ma recommandation concrète : commencez par mémoriser les espèces par famille biologique, pas par statut juridique. Quand vous savez reconnaître tous les mustélidés, vous savez naturellement lesquels sont chassables. Utilisez des fiches avec photos recto/verso, travaillez les critères de distinction (taille, coloration, comportement de vol pour les oiseaux), et si possible, sortez sur le terrain avec un chasseur expérimenté avant l'examen.

Le terrain reste le meilleur des manuels.

Points clés à retenir

  • La reconnaissance des espèces est une épreuve centrale de l'examen du permis de chasser
  • Maîtriser la distinction espèces chassables / protégées est une obligation légale et éthique
  • Les erreurs les plus fréquentes concernent les rapaces, les mustélidés et les anatidés
  • Apprendre par familles biologiques est plus efficace qu'apprendre par statut
  • Les outils numériques (applications, quiz) sont des compléments précieux à la formation classique

Questions fréquentes sur la faune sauvage à l'examen de chasse

Combien d'espèces faut-il connaître pour l'examen du permis de chasse ?

Le programme officiel couvre généralement une cinquantaine d'espèces, incluant les mammifères gibiers, les oiseaux gibiers sédentaires et migrateurs, ainsi que les principales espèces protégées susceptibles d'être confondues avec du gibier.

Quelles sont les espèces les plus souvent confondues à l'examen ?

Les confusions les plus fréquentes concernent les rapaces (buse variable vs milan royal), les mustélidés (fouine vs martre vs vison d'Europe), et certains anatidés (canard colvert vs fuligule morillon). Ce sont des points de vigilance absolus.

Quels animaux a-t-on le droit de chasser en France ?

En France, les animaux autorisés à la chasse incluent notamment le cerf, le chevreuil, le sanglier, le lièvre, le lapin, le faisan, la perdrix, le canard colvert ou encore le pigeon ramier. La liste exacte varie selon les départements et les arrêtés préfectoraux annuels.

Comment mémoriser efficacement la faune pour l'examen ?

La méthode la plus efficace consiste à travailler par familles biologiques (mustélidés, anatidés, rapaces...) avec des fiches illustrées recto/verso, des applications de quiz spécialisées, et si possible des sorties terrain avec un chasseur confirmé.

Que risque-t-on en cas de tir sur une espèce protégée ?

Tirer sur une espèce protégée est un délit pénal pouvant entraîner une amende pouvant atteindre 15 000 €, voire une peine d'emprisonnement, ainsi que la perte du permis de chasser. C'est pourquoi la connaissance des espèces est traitée avec autant de sérieux à l'examen.

Questions fréquentes

Le programme officiel couvre généralement une cinquantaine d'espèces, incluant les mammifères gibiers, les oiseaux gibiers sédentaires et migrateurs, ainsi que les principales espèces protégées susceptibles d'être confondues avec du gibier.
Les confusions les plus fréquentes concernent les rapaces (buse variable vs milan royal), les mustélidés (fouine vs martre vs vison d'Europe), et certains anatidés (canard colvert vs fuligule morillon). Ce sont des points de vigilance absolus.
En France, les animaux autorisés à la chasse incluent notamment le cerf, le chevreuil, le sanglier, le lièvre, le lapin, le faisan, la perdrix, le canard colvert ou encore le pigeon ramier. La liste exacte varie selon les départements et les arrêtés préfectoraux annuels.
La méthode la plus efficace consiste à travailler par familles biologiques (mustélidés, anatidés, rapaces...) avec des fiches illustrées recto/verso, des applications de quiz spécialisées, et si possible des sorties terrain avec un chasseur confirmé.
Tirer sur une espèce protégée est un délit pénal pouvant entraîner une amende pouvant atteindre 15 000 €, voire une peine d'emprisonnement, ainsi que la perte du permis de chasser. C'est pourquoi la connaissance des espèces est traitée avec autant de sérieux à l'examen.